• Pitié, je crève !

    Pitié, je crève !

    Les larmes sur ta joue ont l'air d'une rosée
    Que le matin fait luire et rouler sur les blancs
    Pétales d'une fleur que la brise a baisée
    En parcourant, du mont, les majestueux flancs.
    Te voir pleurer me fait gémir. Mon cœur qui rêve
    De t'enrober de joie, endurerait d'un glaive
    Mille coups mais ne peut supporter que soulève
    Ton sein quelque soupir par un chagrin jeté
    Sur ta vie à son aube. Ô ma douce sylphide,
    N'abîme pas tes yeux car ton regard splendide
    Éclaire mon chemin qui deviendrait aride
    Et  ma lyre mourrait dans la passivité.

    N'avions-nous pas juré de vivre la folie
    De l'âge des amours jusqu'au dernier instant
    Ici-bas ? Tu ne peux l'oublier, ma jolie!
    La forêt, la montagne et le vent répétant
    Nos chants ont souvenir de nos belles soirées
    La lune caressait tes étoffes moirées
    De ses rayons laiteux, les étoiles parées
    De brillants se miraient dans tes iris joyeux.
    Revois ce beau passé dans le bois aux délices
    Où nous avions bâti le nid où les caprices
    Que je faisais t'ouvraient le ciel des cantatrices
    Fredonnant sans finir des airs mélodieux.

    Ta bajoue, ô Faty, tes pleurs l'ont arrosée
    Beaucoup plus qu'il n'en faut de leurs filets brûlants
    Je t'en supplie, assez! L'affre que m'a causée
    Ton spleen est un enfer aux souffles désolants
    Qui s'en prend à mon cœur, grille toute sa sève.
    Tes sanglots m'ont talé ;grâce! pitié! je crève !




    « OrphéeLa journée est finie. »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 2 Juillet à 09:24

    Bonjour Flormed. J'ai trouvé beaucoup de sensibilité et de douceur, d'amour, dans ce très beau poème. Merci de l'avoir partagé avec nous

    2
    Dimanche 2 Juillet à 09:24

    Pardon, je me suis trompée d'url dans l'envoi de mon commentaire

    3
    Dimanche 2 Juillet à 09:59

    Bonjour cher Flormed,

    Oh que ce cri d'amour et de détresse est bien écrit, j'en ai des frissons...

    Comme j'aime aussi la seconde strophe aux images délicates.

    Je te félicite et vais relire...

    Je t'embrasse et te renouvelle mon amitié.

    Annie

     

    4
    Dimanche 2 Juillet à 14:09

    Quel bel écrit raconté par ta plume ,  splendide la chute cher med 

    excellente journée 

    je t 'embrasse

    5
    Lundi 3 Juillet à 06:44
    6
    Lundi 3 Juillet à 06:45
    7
    Lundi 3 Juillet à 06:46
    8
    Michel Chevalier
    Lundi 10 Juillet à 21:35
    Michel Chevalier

    C'est magnifique, très cher ami ! Avec toute mon amitié.

    9
    Mardi 11 Juillet à 20:09
    Cher Flormed,
    Mon coeur est engourdi par cette ode divine
    Du moins j'ai supposé selon l'agencement
    Des trois versets vermeils. De ce que j'en devine,
    La tourmente n'est pas à son commencement ?
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