• Apollon et Daphnée



    Apollon et Daphnée

    Apollon et Daphné Apollo10
    John William Waterhouse  
    (1849–1917)


    Apollon, fils de Zeus, d'Artémis le jumeau,
    Ô soleil , d'où tiens-tu ta jeunesse éternelle ?
    Peut-être, ta beauté, si ce n'est un rameau
    D'or te pouvant ouvrir les cieux ! Pas un grumeau
    Sur ta peau d'angelot, à douceur de flanelle.

    L’Olympe, sans tes yeux y semant leur clarté,
    Aurait sombré dans une nuit infructueuse..
    Musique et poésie, ont toujours récolté
    Notes et mots cueillant les fruits de ta fierté
    En buvant leur nectar à ta source laiteuse.

    Python, face à ton arc, avait dû succomber
    La Grèce, mers et monts, ont chanté ta victoire.
    En te moquant de Cupidon, tu vis tomber,
    Dans l'abîme où le froid rongeur dut les plomber,
    Ta couronne dorée et ton illustre histoire.

    Daphnée eut en plein cœur la flèche qui changea
    En haine son amour. Tu fus blessé par l'autre
    Qui te fit  l'aimer plus, ton âme s'affligea.
    Pour toi, l'amant,  être mordu par un naja
    Valait mieux que la dent, sans nul venin, d'un vautre.

    Te fuyant sans arrêt ; tu marchais sur ses pas
    Poussé par ta folie à poursuivre ses traces
    Au bord des eaux, dans les forêts, en tous espaces
    Tu respirais son air, tu voyais ses appas
    À son ombre collé, les jambes jamais lasses.

    Que de fois as-tu dû ta flamme déclarer ?
    Ô désespoir ! Rien, rien ne valait ta parole.
    Elle te repoussait, toi dieu de l'acropole.
    Ô malheur, tu ne pus, de son cœur, t'emparer,
    Transformée en laurier, pour t'éviter, la folle !

    De ses rameaux et fleurs, tu t'en fus embellir
    Ton front, abandonnant la couronne de chêne.
    L'arbre-Daphnée est devenu , telle une reine
    À respecter, à plus aimer,à plus chérir
    Ton brocard à Cupi t'a noyé dans la peine.

     M.Zeid
    oct 2019
    bjnb

    « Allégorie de la rhétoriqueBeauté »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 8 Novembre à 16:57

    Bonjour Flormed,

    Qu’elle est superbement contée cette légende magnifique sur l'amour et l'arbre...

    Ah que j'envie ta belle plume quand la mienne est au repos forcé !

    Je t'embrasse.

    Annie

    2
    Samedi 9 Novembre à 14:01

    c'est toujours aussi merveilleux de te lire cher med

    mes compliments pour cette épopée Grecque 

    belle journée

    bises

    3
    Dimanche 10 Novembre à 14:33

    Écrire sur l'Amour, c'est aussi s'exposer

    Des sentiments le feu que l'on tient à dépeindre

    On doit l'avoir connu, malsonnant de de le feindre

    Voilà pourquoi tes vers sont verres à doser !

     

    Bonjour Flormed,

    Je suis un peu en retard pour te laisser mon billet admiratif mais j'étais bien accaparée ailleurs ! Ton conte d'amour est une oeuvre d'orfèvrerie, écrit tout en finesse !

    Dimanche Gros Bisous

    4
    Lundi 11 Novembre à 16:41

    Merci Flormed pour ces bouquets de fleurs qui ravissent mon coeur oops

    5
    Mardi 12 Novembre à 13:48

    C'est un écrit qui m'a transporté

    c'est magnifique

    exploration de l'amour

    Jamais ne lasse

    j'aime infiniment

    je t'embrasse

    Mes amitiés

    Béa

    6
    Hier à 19:34

    Bonsoir Flormed douce soirée mes amitiés je t'embrasse

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