• La bergère

    Julien Dupré,  peintre français, (1851 -1910.)



    -«Voici venu le soir, rentrons !» dit la bergère
    A son troupeau comblé de verdure au pâtis.
    Sur le sentier menant de la plaine herbagère
    Au bercail, la pastoure exhibe un plumetis
    Laissant paraître un cou de sylphide sans ailes
    Fixant de son regard les beaux yeux des agnelles
    Qui semblent admirer cet ange au féminin
    Dont un palais royal aurait fait une rose
    Égayant de son rire un lit d'alcôve rose
    Où tout chantre perdrait son verset léonin...

    Un pasteur, ô Dupré, suit de très près ses bêtes ;
    Et, là, vous nous montrez la fille devançant
    Ses brebis, sans bâton ni chien, les lèvres prêtes
    À bruire un chant gai dans le vent caressant
    Tout en offrant au sombre ciel son élégance
    Dont la nuit vient cacher les appas et la ganse.
    Ô peintre pastoral, votre art, si grand, mérite
    Mieux qu'un poème aux vers de mesquine valeur
    Griffonnés sans entrain par un humble rimeur
    Errant dans un désert, reclus tel un ermite.




    Mohammed Zeïd
    Flormed

    « Alphonse de LamartineLe jeune mendiant »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 9 Janvier 2015 à 21:44
    stellamaris

    Une merveille poétique, très cher ami ! Avec toute mon amitié.

      • Noor
        Jeudi 8 Décembre 2016 à 18:40

        Enfin, je termine de lire votre texte.....
        Quel plaisir !
        Au plaisir d'en discuter avec vous lors d'une prochaine visite.

    2
    Vendredi 9 Janvier 2015 à 21:49

    Merci très cher ami.

     

    3
    Samedi 10 Janvier 2015 à 08:31
    venusia

    toujours admirative de ton style pour dépeindre un tableau


    celui ci est magnifique


    bises

    4
    Samedi 10 Janvier 2015 à 12:04

    Bonjour Flormed,

    Que c'est beau mais que c'est beau ..... Lamartine serait plus que fier  de toi vraiment !

    Je prends ce poème en modèle pour mes archives et je t'embrasse.

    Annie

    5
    Samedi 10 Janvier 2015 à 20:54

    Merci Vénusia et Annie.

    Vous êtes deux adorables poétesses.

    6
    Samedi 10 Janvier 2015 à 21:02

    Quant à toi tu es un professeur hors norme... Sois-en assuré !

    Bonne nuit.

    Annie

    7
    Lundi 12 Janvier 2015 à 18:01

    bonsoir cher med 

    merci de nous offrir ta belle poésie , elle est toujours aussi sublime 

    une lyre pastorale de toute beauté

     

    excellente soirée

    8
    Mardi 13 Janvier 2015 à 12:48

    Merci Véronique.

    Ce tableau est vraiment très beau !

    J'espère que mon humble poème n'est pas trop éloigné

    du sens voulu par le peintre.

    Amitiés

    9
    Jeudi 15 Janvier 2015 à 21:02

    bonsoir cher med

     

    ton poème est parfait face à ce tableau 

    excellente soirée 

    10
    nilsa704
    Vendredi 10 Avril 2015 à 06:02

    J'aime, à la lecture il coule comme un ruisseau, il chante comme une musique. Merci pour re magnifique poème. Amitiés, bonne journée.

     

    11
    Vendredi 30 Octobre 2015 à 01:56

    C'est rare de trouver des vers de cette qualité sur Internet, le "rimeur" est trop "humble". Si je peux me permettre, seul le vers "Tout en offrant au sombre ciel son élégance" me chagrine, la césure tombant au milieu du mon "som/bre" et obligeant (à cause  du "e" muet non élidé et donc à prononcer) à accentuer la syllabe "som" (un peu rude quand on attend logiquement une pause). Cordialement,

    12
    Vendredi 20 Novembre 2015 à 21:25

    Merci Véronique

    Amitiés

    13
    Vendredi 20 Novembre 2015 à 21:26

    Merci Nilsa

    Amitiés

    14
    Vendredi 20 Novembre 2015 à 21:29

    Merci Slévich

    Le vers en question est un alexandrin  trimètre

    Tout en offrant / au sombre ciel / son élégance

    Par conséquent, il n'a pas de césure traditionnelle.

    Amitiés

    15
    Noor
    Lundi 12 Décembre 2016 à 17:11

    Cette femme qui me fait penser à ma mère,
    la complicité, toute en douceur qu'elle semble avoir avec ses bêtes,

    l'ensemble du tableau, que vous décrivez de manière si essentielle et subtile,
    chaque mot y trouve sa place, chaque trait de pinceau en est éclairé.

    Ce duo d'artistes restera un de mes préférés.

    Bien respectueusement


    Prairie, Pavot, Grass, Champ, Été, Fleur

    16
    Mercredi 14 Décembre 2016 à 13:33

    Merci, ma fille

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :