• Promenade

    Promenade

    La vie herbe des champs et la joie une fleur.
    Que faire alors : m'étendre ou cueillir l'anthyllide 
    Qui sourit au soleil ? Cette grâce a valeur
    D'or à mes yeux que je repais de ciel limpide.

    Non, je n'ose infliger quelque horrible douleur
    À ce joyau brillant dans l'air encor humide !
    Au loin, s'entend le cri d'un gai bouvreuil siffleur.
    Je réponds à l'appel. Mon esprit se débride.

    Un arbre s'étirant de tous ses rameaux verts
    M'invite à  m'éjouir, à son ombre, des vers
    Du Maître, en feuilletant " Les chants du crépuscule".

    "La pauvre fleur"  me fit plonger dans un penser
    Si  noir que pas un rai ne peut le transpercer.
     La nuit vient recouvrir les bois du monticule.

    Mohammed ZEÏD

    Flormed

    « Alphonse de LamartineÀ chacun son chemin. »