• Orphée




    Jean-Baptiste Corot
    peintre et graveur français
    (1796-1875)


    Le fils du roi de Thrace et de la muse au front
    Ceint de lauriers, Orphée, endeuillé par la perte
    D'Eurydice, voulut, des enfers, vous diront
    Les grecs,  la ramener, même de feux couverte.

    Il s'engouffra, lyre à la main et cœur vaillant.
    Indulgent fut Hadès. Il lui permit d'extraire
    Du schéol son aimée. Il sortit en graillant
    Un chant d'amour. Corot a bien su les portraire.

    On l'avait intimé de fuir sans adresser
    Nul regard à la femme obligée à le suivre.
    Les voilà près du Styx, dans un sous-bois fumeux !

    Dans cet étrange endroit peuplé d'êtres squameux,
    Il eut un désir fou de jeter un œil ivre
    Vers elle, il ne fallait l'oukase transgresser.



    Mohammed ZEÏD

    « L'ardent soleil de thermidorPitié, je crève ! »