Charles Baudelaire Gustave Courbet , peintre français (1819 - 1877) ♦ Seigneur, que lisiez-vous, dans ce bouquin poudreux ?L'humain, en l'univers, pensiez-vous, n'est que brumeQui se perd quand se meut le rideau ténébreuxDe la nuit sur les fleurs dont...
Je sais très bien que je suis hors saison ;Parler d'Amour, c'est perdre la raison ! -« Reste à l'ombre ! c'est plus sage,Me dis-je d'un ton creux, en soupirant ;Sa belle fleur a le dard déchirant ; Gare à ton cœur à cet âge ! » La douce voix d'une nymphe...
"Que mon désir, entre tes cils, s'évanouisse ! Si te chérir est un méfait, je suis foutu. Guillotine ou bûcher, on me mène au supplice. Je pars lorsque j'aurai, leur canon, abattu ! Le ciel ayant voulu, ce jour-là, que je visse Déambuler, sur mon chemin,...
Suis ton chemin boueux de jeunet dissolu Mais sache qu'il te mène Au gouffre où règne en roi le silence absolu Tyran coupeur d'haleine. Tu cours soir et matin en pensant à la chair Tendre, parfumée, aguichante Des filles de Satan qui vendent à prix cher...
Un sourire, un clin d'œil, un mot, un pas, Et bat le cœur. Oh, c'est parti ! La foudre A frappé. L'âme en feu qu'elle saupoudre De ses jets est vouée au doux trépas. Je croyais que rien ne pouvait découdre Son pavois graniteux qui n'ose pas Faire face...
Si tu pars, la nuit sera sans lune ;Sans soleil, le jour.Je n'aurai, de raison d'être, aucune.O source d'amour ! C'est toi qui m'as ouvert la tribuneDu chantre et du troubadour.Te perdre, c'est la grande infortune,C'est le vide à tout détour. Puis-je,...
Ces êtres peinturés, ne sont-ils que des masques ? Un sourire mesquin, sans accueil, sans chaleur, Et l'on court comme si l'on fuyait des marasques. Un mot bref, routinier, plumé de sa valeur Et l'on va son chemin, on galope, on se presse. La matraque...
La plume a soif, l'encrier est à sec, Et la bougie en deuil n'a plus de larmes. De loin, s'entend la plainte d'un fennec. Déplore-t-il l'éclipse de mes carmes ? Errant parmi ses ergs silencieux, Le ventre en arc, le museau dans le sable, Le poil au vent,...
La bergère Julien Dupré, peintre français, (1851 -1910.) ♦ -«Voici venu le soir, rentrons !» dit la bergèreA son troupeau comblé de verdure au pâtis.Sur le sentier menant de la plaine herbagèreAu bercail, la pastoure exhibe un plumetisLaissant paraître...
Alphonse de Lamartine ♦ Artiste : Henri Decaisne (1799 - 1852) Ô chantre de l'amour, ton heureux lévrier Du regard te fixant, cherchait-il en ton âme, Pour y goûter, le pur, le céleste dictame Dont tu daignais remplir ton auguste encrier ? Ta plume fit...
Le jeune mendiant Bartolomé Esteban Murillo, peintre espagnol, ( 1617-1682) ♦ Il est là, seul, montrant ses pieds nus et terreux,Las de fouler le sol ingrat qui le vit naître.Mais voyez-le, dans ses haillons de miséreuxOù fourmillent les poux que ses...
Alphonse de Lamartine ♦ Artiste : Henri Decaisne (1799 - 1852) Ô chantre de l'amour, ton heureux lévrier Du regard te fixant, cherchait-il en ton âme, Pour y goûter, le pur, le céleste dictame Dont tu daignais remplir ton auguste encrier ? Ta plume fit...
Dis, que t'est-il resté de ta sauvage ardeur ?Te voilà dos fourbu, jambes en arcs, la canneÉtayant tes os mous ! Maudissant la lourdeurDe tes pas, tu hennis de joie en ris d'insane ! L'horizon fuit ton ombre errant sur les galetsDes sentiers répugnant...
Que ruisselle l'encre des vers ! O grandeur de la poésie !Un chantre ignore l'aphasie.Sa vie étale ses avers. Sans point tomber en frénésie,Il murmure ses chants divers.Ses versets fleurent l'ambroisie. Quand le vent berce les bois verts,Grâce à sa parfaite...
Je veux garder l'âme que j'ai * Point je ne tolère les chaînes. Laissez-moi vivre tel un geai Berçant les rameaux de ses chênes ! Mon chant qui fait vibrer les bois Se mue en pleurs dans une cage. C'est dans un ruisseau que je bois, Me baigne, lisse mon...
Vieille femme endormie Nicolas Maes (1632-1693) Le poids des ans, guère et point, n'a de prise Sur l'esprit qui, des mots, fait son bon vin. Contemplez ces cheveux que l'âge grise Et ces yeux clos sans relaxant nervin ! Voyez ces mains que le temps a...
Chemin à travers les coquelicots Artiste : Claude Monet (1840 - 1926) Sous un beau ciel mi-clair mi nuageux, Le bourg, sur le versant de la montagne, Respire l'air si pur dont les frais jeux D'ombres feraient rêver une sultane. Le sang fumant dont les...
La soupe du vieux faucheur Léon Lhermitte, peintre naturaliste français, (1844 -1925) Le vieux faucheur, bras nus, les cheveux au soleil, Assis, pieds allongés parmi des tas de canche, Un martel à la main, battait le fer sans manche Ayant coupé, sans...
Le jeune mendiant Bartolomé Esteban Murillo, peintre espagnol, ( 1617-1682) ♦ Il est là, seul, montrant ses pieds nus et terreux,Las de fouler le sol ingrat qui le vit naître.Mais voyez-le, dans ses haillons de miséreuxOù fourmillent les poux que ses...
Alphonse de Lamartine ♦ Artiste : Henri Decaisne (1799 - 1852) Ô chantre de l'amour, ton heureux lévrier Du regard te fixant, cherchait-il en ton âme, Pour y goûter, le pur, le céleste dictame Dont tu daignais remplir ton auguste encrier ? Ta plume fit...
••••• Ces humains aveuglés, envieux, me font guerre,Dressant contre le ciel l'échelle, ils ont monté,Mais de mon paradis je méprise leur terreEt le ciel ne m'est rien au prix de ta beauté. Th. A. d'Aubigné ••••• Sauf mon cœur, je n'ai rien à t'offrir...
Le naufrage • • Artiste:Claude Joseph Vernet (1714- 1789) peintre, dessinateur et graveur français, célèbre pour ses marines. Sous un ciel tout de noir vêtu Déchiré par des feux jaillis de la Géhenne, La mer, qu'un vent rageur, têtu Cingle sans fin, contient...
Alphonse de Lamartine ♦ Artiste : Henri Decaisne (1799 - 1852) Ô chantre de l'amour, ton heureux lévrier Du regard te fixant, cherchait-il en ton âme, Pour y goûter, le pur, le céleste dictame Dont tu daignais remplir ton auguste encrier ? Ta plume fit...
Julien Dupré, peintre français, (1851 -1910.) ♦ -«Voici venu le soir, rentrons !» dit la bergère A son troupeau comblé de verdure au pâtis. Sur le sentier menant de la plaine herbagère Au bercail, la pastoure exhibe un plumetis Laissant paraître un cou...
Il pleut des maux partout ; il neige des malheurs ! Mer, terre et firmament se couvrent d'immondices. La vie est aux abois, en grand deuil sont les fleurs, Des vilains renégats, souffrant moult préjudices. L'humain s'en va, muet, hanté par mille peurs,...