
Je veux garder l'âme que j'ai *
Point je ne tolère les chaînes.
Laissez-moi vivre tel un geai
Berçant les rameaux de ses chênes !
Mon chant qui fait vibrer les bois
Se mue en pleurs dans une cage.
C'est dans un ruisseau que je bois,
Me baigne, lisse mon plumage.
Alors, grâce ! Pas de barreaux !
J'aime survoler les coteaux,
Les prés, les vergers, les rivières...
Liberté ne se chante pas
Dans une geôle sans lumières.
Mille fois non, c'est le trépas.