
Ces êtres peinturés, ne sont-ils que des masques ?
Un sourire mesquin, sans accueil, sans chaleur,
Et l'on court comme si l'on fuyait des marasques.
Un mot bref, routinier, plumé de sa valeur
Et l'on va son chemin, on galope, on se presse.
La matraque du temps prohibe la paresse.
La rue a toujours l'air d'un jour de carnaval :
Vêtements mal fermés, fronts à la hérissonne.
On crache tout son fiel, on se déchaîne, on tonne
Pour un minable rien ; on se mue en cheval.
Le vernis disparait laissant voir des figures
A faire peur aux morts. L'humain s'est altéré
Lui-même quand, tout bêtement, il a terré
Le sens de la vertu, sens dont les Ecritures
Vantent le los...L'esprit, est-il bien éclairé ?
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Mohammed Zeid
= Flormed =