Sous ton burnous aux ailes veloutées
Éclot, le soir, le péché du désir ;
Et tu t'en vas, faraud, tes nuits rosir.
Peu t'en chaut si les venaisons broutées
Ne laissent à ton cœur que déplaisir ;
Et tu t'en vas, faraud, tes nuits rosir.
Tes avances, vois-tu, sont déboutées
Mais tu ne penses point te ressaisir
Et tu t'en vas, faraud, tes nuits rosir.
Tu ne crains les douleurs tant redoutées
Lorsque les ans sauront ton sang transir ;
Et tu t'en vas, faraud, tes nuits rosir.
Que d'âmes avant toi furent cloutées
Sur les autels du répugnant plaisir ;
Et tu t'en vas, faraud, tes nuits rosir !
Mohammed Zeîd
Flormed
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