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Quand vient la nuit, fuit le sommeil, surgit ma fée.
Son parfum me grisant, mon esprit prend le vol
Vers les ciels des trouveurs où je romps mon licol
Pour que vogue à loisir mon âme surchauffée.
Là-haut, parmi ces clercs, confrères d'autres temps,
Le faix des maux s'allège et la plume recouvre
Sa grâce que le jour aux raffuts troublants couvre
De sa fausse clarté qui meurt dans ses tartans
Quand vient la nuit.
Mon cœur abhorre tant de camper dans sa sphère
Comme un garçon chétif contraint par ses parents
A croupir sous un toit aux relents torturants.
Fi du lit froid ! dès que le fils d'Hypnos me ferre
Fuit le sommeil.
Et j'attends, l'œil brillant dans le noir envahi
Par des êtres lointains à l'air serein, amène.
Chaque soir, s'accomplit le même phénomène
Sitôt que je revois mon père, le spahi,
Surgit ma fée.
♥
Mohammed Zeïd
Flormed
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Ce poème est un quintillon, forme récemment créée par mon ami poète M. Doucet