Les souvenirs, tristes ou gais, ne meurent pas ;
Ils dorment d'un seul œil, attendant que résonne
Un mot serein, un cri strident, un simple pas
Dans un couloir, un gong lointain qui carillonne...
Et c'est l'éveil que suit un long déferlement
Des foules de rais que Mnémosyne a dûment
Gardés dans ses cheveux telles des perles rares.
Et voilà le passé qui nous parle, qui fait
Défiler devant nous des ombres à l'effet
Souvent bouleversant, aux sourires avares.
Mourront-ils quand viendra le moment du trépas
Ou seront-ils transmis telle une maigre aumône
A tous nos héritiers avec sous et pampas ?
Quelques brindilles, oui ; le tout, non, ça m'étonne.
Mohammed Zeïd
Flormed