L'Indienne au regard mystérieux
►Peinture de Claudie , publiée sur Poésis ◄
Quel attrait peut avoir le royal diadème
Étalant sa splendeur sur le timide front
Si n'était ce regard ? Ce serait un affront
À l'art si l'on ne voit la lumière suprême
De ces iris dont la magie aurait un front
De bataille sorti de la mortelle flemme.
Ô mystère celé derrière ces cils noirs,
Abyssal, absolu, t'éclaircir par des rimes
C'est fureter, en vain, à travers les sublimes
Faites d'une montagne infinie où, les soirs,
Rejaillissent les voix des plus profonds abîmes
Pour conter la beauté des filles des manoirs.
Mais quelle vénusté, si pimpante soit-elle,
Eut ce miel de tes yeux dont la pure clarté
Ferait blêmir de honte un vif soleil d'été ?
Révérence à Claudie ayant peint une telle
Grâce où sont mariés pudeur et piété
Que dissimule peu le foulard sans dentelle.
Mohammed Zeïd