
La poésie, ambre des mots, est immortelle.
Ses étoiles luiront toujours sur l'univers
Pour guider les esprits vertueux à travers
L'immensité du firmament qui s'en constelle.
Tout un discours prosé se dit en un seul vers.
On ne verra jamais se dresser une stèle
Pour l'ombre d'Erato dont guère on ne pastelle
La statue au profil aussi beau que l'avers.
La rime en est le vin si doux qui plait à l'âme
Aimant tant s'enivrer de ce divin dictame.
Sans ce nectar, la vie, à la dérive, irait.
Chers rimeurs, vénérez la lyre souveraine !
Défiant la poussière altérant son attrait.
Honorez sans faillir la somptueuse reine !
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Mohammed Zeid
- Flormed -