
►Peinture de Claudie avec son aimable autorisation◄
L'enfant à la poupée
Serrant contre son cœur sa poupée insensible
À sa douleur, l'enfant aux yeux d'obscurité
Laisse couler un pleur amer mal abrité
Sous ses cils flamboyant par un chagrin pénible.
Il est là, muet, sourd, abattu par un sort
Que ne peut supporter son âme encor fragile.
Pour quel mal est puni ce frais bourgeon d'argile ?
Non!, ! il est pur, si pur qu'il n'a commis de tort.
N'est point humain qui voit larmoyer un tel ange
Sans s'affecter ! Ô vie, as-tu plongé ta dent
De venin dans sa chair, lui qui, sans confident
Autre que son joujou, paraît d'un air étrange ?
Pardon, Claudie, un vers, si scrupuleux soit-il,
Ne peut décrire au mieux ton Art car ta palette
Dépasse de très loin la boîte du poète ;
Serait-il possesseur d'un grand talent subtil.
Mohammed Zeïd