À chacun son chemin.
On ne lit pas ; on s'ébahit devant les nus.
Images et photos, tableaux et pellicules,
Étalages d'appas...Gaspillez vos pécules
Afin de vous gaver de clichés inconnus !
L'amour virtuel a, sauf chez les abstenus,
Son azur, son envol, ses jolis crépuscules
Et ses intimes soirs où les plâtrés hercules
Déchaînent aux écrans leurs esprits malvenus.
Les vils éclairs ont détrôné les belles lettres.
Le papier, inhumé, n'ouvre plus ses fenêtres
Donnant sur les jardins des arts éducateurs.
C'est l'ère du néon; ça brille, ça clignote.
Fi donc si vous muez en tête de linotte !
Je suis le bon chemin des antiques lecteurs.
Mohammed Zeïd
